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Exposition de Calypso Debrot « 1, 2, 26, 16, 107, 20 »

5 septembre à 10 h 00 min - 31 octobre à 18 h 00 min

| 3€ – 5€
chemins bideak

5 septembre- 31 octobre : Calypso Debrot « 1, 2, 26, 16, 107, 20 »

Les pièces de Calypso Debrot mettent en cause notre rapport immédiat et admis au monde. Et c’est bien parce qu’elle-même se donne pour objectif, par la production de ses projets, de s’affranchir d’un état commun de la perception. Celui que modèlent l’éducation, le langage ou toute forme de conditionnement sociétal et qui ont pour effet de séparer l’homme de son intuition originelle par laquelle une perception pure du réel serait possible. La vidéo est souvent présente dans les travaux de Calypso Debrot, mais n’est pas exclusive. L’installation comme la performance font partie des médiums avec lesquels l’artiste travaille.

UN Humain adulte a DEUX pieds, chacun composé de VINGT-SIX os, SEIZE articulations, CENT-SEPT ligaments et VINGT muscles.

Le pied comme la main peuvent être vus, à l’instar du langage, comme des symboles de notre humanité.

Le pied est la terre, c’est par le pied que nous sommes reliés à notre planète, à notre environnement terrestre. C’est donc le pied qui nous rappelle notre origine terrestre.

Il y a dans l’air du temps une volonté de nous relier avec ce qui nous est naturel. Ainsi, même la démarche spirituelle redevient un pan nécessaire à notre quotidien. Ce retour aux sources amènerait-il à nouveau l’homme sur les chemins pédestres ? Quittera t’il la RN10 pour les sentiers de GR ? Ou plutôt ira-t-il marcher sur les routes que les autos n’emprunteront plus ? Le projet « 1, 2, 26, 16, 107, 20 » questionne cette tendance, et essaie de la déchiffrer.

« Le pied, c’est la marche, la marche c’est le mouvement, et évidemment le mouvement est la vie. La marche est physique, mentale et spirituelle, on parle ici de la marche en tant que mouvement de l’âme, du cœur et du corps.

Un pédiluve, c’est un petit bassin dans lequel on lave ses pieds. Laver ses pieds, c’est un geste hygiénique, d’abord, c’est vrai, mais c’est avant tout un moment où on remarque la présence étrange de ses deux membres, flottant dans l’eau, ni palme, ni patte : le pied humain. Lui-même qui nous porte depuis notre plus jeune âge. Ce pied, qu’il soit grec, égyptien ou romain est, et reste notre garant de liberté de mouvement !

La liberté de mouvement amène à la liberté de penser.

Et le rythme aussi se crée grâce aux mouvements, mais peut-être est-ce le mouvement qui se crée sur le rythme. Le rythme du pas, le rythme du souffle et du cœur.

Un dernier point : l’héritage culturel : on marche, on marchait aussi il y a 10 000 ans, on marchait aussi il y a 50 000 ans.

Nous sommes bipèdes, nous nous sommes relevés un jour pour ne plus jamais retourner si bas, ou seulement y retournons-nous avant l’apprentissage de la marche, lorsque nous sommes bébés. Seuls les tout-petits ont un contact privilégié avec le sol. Ils y prennent leur force, et s’y musclent pour un jour affronter la gravité plus intense de la position verticale.

Laver ses pieds dans un pédiluve, c’est prendre deux minutes, c’est peu deux minutes pour comprendre d’où l’on vient. » Calypso Debrot

Cette exposition s’inscrit dans la programmation officielle du « 20ème anniversaire de l’inscription des Chemins de Saint-jacques de Compostelle sur la liste des biens culturels au patrimoine Mondial de l’UNESCO ».

20ANS

Détails

Début :
5 septembre à 10 h 00 min
Fin :
31 octobre à 18 h 00 min
Prix :
3€ – 5€

Lieu

Espace Chemins-Bideak
1, route de Gibraltar
Saint-Palais, 64120 France
Téléphone :
0559655680
Site Web :
www.chemins-bideak.com
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